Qui était Léo BARBÈS ?

Léopold Louis BARBÈS est né à Médéa, le 15 mars 1895 à 9 heures du matin. Il était le fils de Louis Philippe Auguste, 24 ans, coiffeur, et de dame BERLEBACH Cécile, 24 ans, sans profession qui s’étaient mariés à Médéa le 12 Mars 1894. Les témoins déclarés dans l’acte de naissance étaient Charles BERLEBACH, frère de Cécile, 21 ans et Alexandre COURREGES, 31 ans, débitant. Le 15 décembre 1917, il épousa à Médéa, Régine, Marie VAQUER. Il décéda le 3 mars 1986 à l’âge de 91 ans.

Jo Sohet, dans un bulletin de « L’ALGERIANISTE » de juin 1996, indique

«…né à Médéa, qu’il n’a cessé d’évoquer jusqu’à ses derniers jours, il fut l’une des personnalités les plus actives et les plus estimées du monde littéraire et artistique algérois.

Parallèlement à une carrière administrative, il mena une vie consacrée à l’art. D’une rare érudition ( il lisait l’arabe, l’hébreu et l’araméen), musicologue et compositeur, on lui doit entre autres, la musique de ‘  La Clémence du Pacha  ‘, de Gabriel Audisio, représentée en 1953 à Paris au Théâtre des Champs-Élysées. Signalons aussi une ‘ Messe à quatre voix ’ pour les dames de Médéa et un poème musical dédié à Mouloud Ferraoun.

Critique musical et artistique à la télévision et au ‘Journal d’Alger’, il était un des rares spécialistes de la musique orientale. Des compositeurs égyptiens continuaient à rechercher ses avis longtemps après le ‘rapatriement’.

Président des ‘ Amis de la Musique, des beaux arts et de la Société historique algérienne’. Il fut chargé de la partie concernant ‘L’Algérie turque’ dans ‘L’histoire de l’Algérie’.

Il fut l’ami intime de Gabriel Audisio, Max-Pol Fouchet, des peintres et graveurs de la villa ‘Abd-el-Tif’, Bouchaud, Corneau, Bersier de Fernet, les professeurs Courtois et Marcais de l’Université d’Alger .

Il inaugura à Radio Alger les entretiens en direct, aujourd’hui de pratique courante, avec en particulier, Jean Amrouche.

Officier de réserve, blessé en 1914, titulaire de la Légion d’honneur, il présida aux activités de la Croix Rouge et de l’association de Saint Vincent-de-Paul pour l’Afrique du Nord durant de nombreuses années.

….son épouse Régine VAQUER , brillante pianiste, décéda en 1978. Leur villa d’El-Biar a été fréquentée par tous les artistes algérois.

Ils reposent tous deux au cimetière du Nord de Perpignan. »

« Léo-Louis Barbes, Algérien à la troisième génération, a longtemps vécu dans l’intérieur et le sud de l’Algérie où il s’est imprégné profondément des chants et de la musique du Maghreb.

Fixé à Alger après la guerre, il s’est employé inlassablement à y créer un mouvement musical nouveau, intéressant aussi bien les compositeurs que les interprètes.

Auteur de nombreuses mélodies, de recueils de piano inspirés par l’Algérie et l’Andalousie, et de pièces symphoniques se rapportant directement à des légendes arabes ou berbères, Léo-Louis BARBES est, comme le disait récemment un critique parisien, le premier compositeur vraiment algérien.

Interprétés par M. Lucien Fousson, baryton bien connu à Alger qui est accompagné au piano par Mme Régine Barbes, quelques quatrains du vieux poète persan, donneront une juste idée de l’originalité de son œuvre »

« Essai sur la Hadhra des Aïssaoua d’Algérie, est un exemple de ses publications. »

Jacques COUTERON

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