Procès Verbal de l'Assemblée Générale du 21 Septembre 2019 à Montazeau.

Rosas : Il est décidé de faire la visite du château de Péralada, de sa bibliothèque et de son parc au détriment de la balade en catamaran trop onéreuse et peut-être trop mouvementée pour nous autres un peu plus âgés.

Gazette : Le point est fait sur l’édition des articles reçus et ceux promis.

CR de la réunion de Montazeau

Tôt dans l’après-midi nos « concitoyens » arrivèrent, heureux de ces retrouvailles 3 mois après s’être quittés à Rosas et la tchatche allait bon train devant la salle des fêtes, après avoir « visité » l’intérieur : Pierrette, à son habitude, avait magnifiquement décoré les tables qui devaient accueillir les 27 convives des samedi et dimanche soir. En effet le Restaurant qui devait nous servir le samedi soir avait eu un contretemps et avait reporté le repas au dimanche midi (34) au dernier moment. Robert, homme de ressources, s’était débrouillé, comme d’habitude et nous ne nous sommes aperçus de rien quant à la qualité des mets. Ajoutons également que nous avons levé les verres de l’apéritif et de l’amitié par 3 fois. Merci aussi à tous ceux qui se sont dévoués pour servir et desservir, particulièrement l’un d’eux avec un professionnalisme de majordome : quel style, on s’y serait cru !

Le Président avait eu la bonne idée d’aller déposer une gerbe devant la stèle dédiée au général Salan à St-Seurin sur l’isle en compagnie de son Maire. RDV place de la mairie de Montazeau le dimanche 9h 45 pour un covoiturage … sous une pluie battante. Le programme : dépôt de la gerbe, sonnerie aux morts, minute de silence, Marseillaise, discours de Robert, (voir ci-après), chant de J.P. Gavino, discours du Maire de St-Seurin (ci-après) qui nous invita à boire un apéritif dans sa mairie. Retour à Montazeau, re-apéritif, avant le repas au restaurant.

De retour à la salle des fêtes Hervé nous projeta un film : « un beau mariage à Médéa » suivi d’une conférence sur Saoli, célébrité médéenne. Le reste de l’après-midi : tchatche, histoires, tours de cartes, rébus, avant le dîner et quelques pas de danse pour les plus alertes, enfin participation de tous au rangement de la salle et départ avec la promesse de se revoir à Rosas.

Discours de notre président

C’est un immense honneur que tu nous fais en nous accueillant dans ta Commune de Saint-Seurin sur l’Ile, nous t’en sommes très reconnaissants et, pour mes amis Médéens ici présents, je me permets de rappeler que tu es le doyen des maires de France, que tu as 97 ans, que tu achèves ton 8è mandat puisque tu as été élu en 1971, et que probablement, à la grande joie des Saint-surinois et Saint-surinoises, tu brigueras un neuvième mandat.

Tu as été commandant dans l’armée de l’air et participé à trois guerres : la seconde guerre mondiale dans la Royal Air Force, puis en Indochine et enfin en Algérie pour laquelle tu as été un grand défenseur de l’Algérie française ; tu as eu le courage de faire édifier une stèle à la mémoire du général Raoul SALAN, soldat le plus décoré de l’armée française, mais aussi un symbole de la France coloniale, partisan de l’Algérie française ; la place sur laquelle nous sommes a été baptisée en 2006 « Place du Général Raoul SALAN ».

Nous sommes tous très sensibles et très fier de lui, car nous savons combien son engagement avait été très fort pour conserver l’Algérie dans la France, il a toute sa place dans nos coeurs car il savait très bien combien ce drame algérien destructeur allait affecter les Pieds-Noirs contraints de quitter leur terre patrie ; 57 ans après, on en parle encore, et la plaie ne se refermera seulement lorsque le dernier « Pied-Noir » fermera les yeux.

Nous avons voulu rendre hommage au Général Raoul SALAN mais nous souhaitons associer à cet hommage les généraux CHALLES, ZELLER et JOUAUD ce « fameux quarteron de généraux » comme disait De Gaulle, qui se sont battus pour la même cause ; nous allons écouter la chanson de notre ami d’enfance qui illustre bien ce qu’ils ont subi.

Discours du Maire de Saint Seurin sur l’Isle

Allocution du maire de Saint-Seurin sur l’Isle, ce 22 septembre 2019, devant la stèle du Général Raoul Salan, en présence d’une délégation des « Enfants de Médéa et du Titteri ».

Dans le recueillement et les circonstances tragiques que nous avons vécues, et qui un moment revivent en nous, devant cette stèle, je tiens à remercier les représentants de l’association des Enfants de Médéa, et qui ont d’ailleurs pensé à venir, un moment, se recueillir devant une stèle, trois fois démolie, mais reconstruite, car nous avons des amis et nous en avons encore.

Cette tragédie de l’Algérie est restée dans les coeurs de ceux qui l’ont vécue et de leurs descendants directs. Elle démontra combien la France avait oublié qu’elle était à l’issue de la première guerre mondiale, la première puissance du monde. Je me rappelle, je me permets de vous rappeler une anecdote vécue le seize juin 1940 après une campagne désastreuse en France, que j’atterrissais à Maison Blanche d’abord, puis avec des camarades je fus dirigé sur Blida. Ensuite je fus envoyé à l’état-major à la villa Richemont près de l’hôtel saint Georges à Alger. Puis de là je fus envoyé vers le Sud pour rouvrir la ligne Alger-Dakar en deux jours. Ce fut Alger, Blida, Médéa, Djelfa, Laghouat, Ghardaïa et enfin El Goléa. Ensuite je suis parti vers El Oued et Gao. Dès lors je me sentais pleinement d’Algérie, tellement ce pays était beau, tellement c’était accueillant, tellement la vie était celle que j’espérais…Hélas, l’Indochine, la défaite en Indochine, précipita la situation algérienne ; ce que personne ne pourra pardonner à cela, c’est la trahison, la trahison quand dans nos « popotes » on est venu nous dire « l’Algérie c’est la France » et quelques mois plus tard on donnait raison, dans notre dos, à des hommes comme Ben Bella, Ben Arfa…

Bref Médéa sonne dans mon coeur : j’ai traversé Médéa en 1940, j’y suis revenu quelques temps en 1953.
J’aimais l’Algérie, je l’aime encore et je souhaite qu’elle reste fidèle au message que vous portez, car vous en êtes les ambassadeurs….

Je vous invite à me suivre à la mairie pour un petit pot d’honneur…

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